Ouvrez vos agendas à la page du samedi 30 août 2008, et notez que ce sera une Big (French) Summer Night @ The George Tavern. A partir de 19h. Ou plus tôt pour bronzer dans le jardin si vous voulez !

avec : Sam Gratt, Urusen et French Cut + DJs


this review in google-english!

Une jolie fille avec une guitare, un harmonica et une voix superbe. Et voilà, à chaque fois je me fais avoir, je tombe amoureux. Ce qui ne m’empêche pas d’écouter Keren Ann d’une oreille critique.

Ambiance très tranquille à la Scala, on a presque envie de s’asseoir en balançant doucement la tête. C’est l’univers de Keren qui veut ça, beaucoup de douceur, et aussi un peu d’humour entre chaque morceau, comme celui qu’elle présente comme étant sponsorisé par des antidépresseurs !

Avec 6 albums déjà, Keren a déjà un joli répertoire, et alterne les chansons en français et en anglais. L’accompagnement basse, batterie et clavier relève discrètement le tout, avec par moments, un peu trop rares à mon goût, de belles envolées rock suivies des retours au calme qui donnent une excellente dynamique aux morceaux.

Public très respectueux, limite un peu timide, et on sort de la salle après le deuxième rappel avec un énorme sourire jusqu’au oreilles !

D’autres photos de Keren en concerts

Scala – 17/06/2008 – Photo Pia


Bye Bye London

17Juin08

this article in google-english!

Pas de panique, je ne pars pas tout de suite, mais sachez que j’ai un petit projet de voyage entre octobre 2008 et octobre 2009. Bon, je trouverai bien quelques salles de concert en chemin !

Avant ça, je vais couvrir quelques concerts prometteurs (Keren Ann, Sigur Ros, Cold War Kids, Ratatat), au moins trois performances de French Cut, et de bons petits festivals (Field Day, Get Loaded In The Park, Bestival).

Sans oublier une grosse soirée concerts + DJs, à priori samedi 30 août, organisée par… mes soins ! Avec un peu d’aide bien sûr. Et des invités surprise. En avant première, je baptise cette soirée Big(French)SummerNight. Tadaaa !

Stay tuned!


this review in google-english!

Qu’est devenu Morcheeba après le succès des premiers albums avec la chanteuse Skye Edwards ?

Permettez-moi un petit retour en arrière…

Who Can You Trust? m’avait vraiment emballé à sa sortie en 1996, avec un son trip-hop bien pimenté par la voix de Skye. Deux ans plus tard, ils nous gâtaient avec Big Calm, toujours dans une veine trip-hop, un excellent disque à écouter le dimanche en fin d’après-midi. En 1999, virage pop avec Fragments Of Freedom. Les fans du début ont eu un peu de mal avec ça, mais c’est très bien construit. Dernier album de la première ère, j’étais fan de Charango, qui en 2002 redevenait un peu plus sombre.

C’est à ce moment que Skye et sa voix quitte le groupe. J’avoue ne pas avoir vraiment écouté les 2 albums qui ont suivi : The Antidote avec Daisy Martey à la voix, en 2005, et le petit dernier Dive Deep, en 2008, pour lequel de nombreuses voix ont été invitées, dont Manda, une mignonne petite française, qui les accompagne pour la tournée Dive Deep. Entre temps, Jody Sternberg a tenu le micro pour les précédentes tournées. Beaucoup de changements à la voix tout ça !

Je comptais sur ce concert pour découvrir les derniers albums, mais les frères Paul (DJ) et Ross (toutes sortes d’instruments, mais surtout guitare sur scène) Godfrey, en ont décidé autrement et la setlist s’est montrée prudente, en se concentrant sur les précédents hits. Dommage !

Ils sont très bons sur scène, mais je dois avouer ma déception quant à l’ambiance un peu molle, et le léger manque de charme de Manda. Je fais la fine bouche, mais c’est le problème d’un fan de la première heure un peu trop exigeant… Peut-être qu’un concert plus intime dans une petite salle serait plus à même de révéler toute la force de leur musique ?

Promis, je vais écouter The Antidote et Dive Deep, et me réconcilier avec Morcheeba, en attendant le concert privé de mes rêves !

Sherperd Bush Empire – 14/06/2008 – Photos Pia


this review in google-english!

Silent disco ? Le silence est tout relatif…

Le concept en deux mots pour ceux qui ne sont un peu à la traine : un DJ, une audience, pas d’amplification, mais tout le monde avec un casque sans fil.

Le résultat : des gens qui dansent en silence, des gens qui dansent en chantant, des gens qui peuvent discuter normalement sans hurler, et écouter les autres chanter un peu faux. Pas d’individualisme comme on pourrait l’attendre des gens qui écoutent leur ipod, car tout le monde écoute la même musique !

La petite amélioration qui tue : deux DJs, deux canaux sur le casque, et détail qui a son importance, une petite diode qui change de couleur en fonction du canal actif… Et ça donne une sorte de bataille de DJs, où chacun lutte pour son audimat !

Bref, rien de gadget dans cette soirée, ambiance vraiment incroyable, un peu surréaliste, et très très bon esprit entre les silent-party-people !

Seul bémol, car il en faut parfois, Daddy G de Massive Attack victime de nombreux problèmes techniques, et visiblement pas à l’aise avec le concept, qui l’oblige à porter 2 casques, un pour écouter ce qui passe et un pour préparer la suite… Ce qu’il a passé méritait tout de même un peu d’attention, avec de bonnes pistes retro et funky, mais l’autre DJ a légèrement tué son set en passant de gros hits, c’est un peu dommage tout ça.

Dommage également les températures trop basses pour faire la fête dehors, ce qui est un des atouts principaux d’une silent disco : ça ne fait pas (trop) de bruit, on peut le faire (presque) n’importe où, n’importe quand !

Un extrait hilarant d’une autre silent disco @ Benicassim en 2006

Southbank Centre – 13/06/2008 – Pas de photos pour l’instant…😦

PS: bon c’est pas vraiment un concert, mais l’expérience méritait un article !


this review in google-english!

Petit concert bien sympathique avec The Rascalls hier @ Dingwalls.

On a plus ou moins raté la première partie : Suzuki. Dommage. Ou pas.

Beaucoup de célébrités dans cette petite salle en gradins : Fab et Mel, les voix de French Cut m’avouent que… « woah, ça donne envie de remonter sur scène tout ça ». Non loin, Alex Turner, leader des Arctic Monkeys, et Richard Ayoade, qui incarne Moss dans The IT Crowd, s’occupent de leurs copines respectives, alors que Chris Cain et Keith Murray, de We Are Scientists, sont tous simplement au bar, saine occupation de tout londonien qui se respecte. Quant à moi, pas encore célèbre, j’enfile mes earplugs de secours à la vue du sound system de la salle.

Venus du nord-ouest de l’Angleterre, les Rascals (qu’on peut traduire par fripouilles) sont peu nombreux sur scène : Miles Kane (voix, guitare), Joe Edwards (basse) et Greg Mighall (batterie). Et ça déménage.

Ils sont jeunes. Ou pas tant que ca ? Sont potes avec Arctic Monkeys. D’ailleur le chanteur Miles Kane a formé The Last Shadow Puppet avec Alex Turner. Apparemment, jouer dans un seul groupe n’est pas suffisant à Londres. Trop mainstream, vous voyez ?

Ce soir au Dingwalls, tous leurs potes ont envahi la fosse, une veritable invasion d’indie-kids en uniforme : skinny jeans noirs, chaussures en toile blanches, assortis du t-shirt qui va bien. Ce petit monde connait les paroles, alors que le premier album, Rascalize, ne sort qu’à la fin du mois. Bonnes ventes les mecs !

Rien de bien nouveau dans les amplis, mais tout de même du bon indie-rock vraiment efficace, avec beaucoup d’energie et d’arrogance, et de longs delires instrumentaux. Une formule guitare – basse – batterie qui fait bien transpirer !

Dingwalls – 12/06/2008 – Photos Pia


this review in google-english!

Dans la série Mes Meilleurs Secret Gigs in London, j’ajoute Franz Ferdinand @ MacBeth.

Poni Hoax en première partie. Le chanteur est plutôt du genre brailleur, ce qui est assez dommage car le reste, grosses guitares et sons électroniques sur batterie puissante donne la patate (bon, il faut que je surveille mon vocabulaire si je tiens à la qualité des traductions google).

Anticipation à son comble, et le DJ de la tournée fait bien monter l’ambiance. Car oui tournée il y a, sous la forme d’une série de concerts dans des petites salles, encore une stratégie pour faire monter la sauce, mais je ne vais pas me plaindre !

Au MacBeth, on se trouve une place toute stratégique, en plaçant le bar entre la scène et nous. En respectant une certaine distance de sécurité des enceintes incroyablements puissantes. Au première loge pour mater les serveurs et surtout les serveuses qui dancent et s’enfilent des shots de tequila. En tout cas vue bien dégagée sur la scène un peu surélevée pour l’occasion. Hélas, un peu trop loin pour prendre les prises de vue…

150 tickets vendus par le Rough Trade East quelques jours auparavant, plus une cinquantaine d’amis de dernière minute, ça commence à  remplir sérieusement le MacBeth. Température tropicale, évidemment.

Le concert démarre sur Jacqueline, et on est vraiment gâté avec non pas une, non pas deux, non pas trois… (ok j’arrête là) mais bien six nouvelles chansons qui sentent encore bon le neuf. Le troisième album est donc tout proche ! Le groupe ne prend pas de risque musical en continuant sur la lancée des 2 premiers albums. Ça reste bien punchy, du pur Franz Ferdinand qui va encore faire un malheur dans les ipods et dans les clubs ! On leur souhaite d’évoluer un jour quand même… mais attendons l’album avant de juger.

La setlist (en italique, les nouvelles chansons) :
Jacqueline
Send Him Away
Tell Her Tonight
A New Thrill
Kathryn Kiss Me
Dark Of The Matinee
Ulysses
What She Came For

Encore:
Outsiders
Turn It On

En bonus :
jolies photos sur flickr
la review NME

MacBeth – 09/06/2008 – Photo par debsta_81 sur flickr